
Nouvelles règles du SNEP pour la comptabilisation des ventes d’albums
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•14 janvier 2026
Contexte
Ces derniers mois, les bundles album + billet de concert se sont imposés comme un levier stratégique majeur pour les artistes, labels et producteurs de spectacles. Face à leur succès et à leur démocratisation, le SNEP (Syndicat national de l’édition phonographique) a annoncé une évolution des règles de comptabilisation des ventes d’albums, applicables à partir de 2026.
L’objectif ? Garantir que les ventes reflètent un achat volontaire de l’album, soit enlever toute forme de contrainte à son public.
Ces changements ont un impact direct sur les stratégies marketing et de commercialisation pour les artistes, labels, producteurs de spectacles… et les plateformes de billetterie.
Spoiler alert: la conversion devient l’enjeu central de performance pour les billetteries.
Les nouvelles règles sur les bundles album + place de concert
Les ventes de ces packs seront comptabilisées dans les classements SNEP uniquement si elles respectent les trois conditions suivantes :
1. Vente séparée obligatoire
- L’album physique (CD, vinyle ou clé USB) ET le billet de concert doivent être proposés individuellement dès l’ouverture des ventes par la plateforme de billetterie.
- Le consommateur doit pouvoir acheter uniquement les billets à l’unité s’il le souhaite.
Toute offre imposant l’achat d’un album pour accéder à un concert est exclue des classements certifiés SNEP.
2. Quantité maximale par commande
- L’acheteur peut choisir librement le nombre d’albums souhaité.
- Limite fixée à 3 supports phonographiques maximum par commande (contre 5 auparavant).
3. Prix minimum des albums
- Prix minimum revalorisé : prix plancher d’un support physique fixé à 7€ HT pendant les 18 premiers mois d’exploitation (3,30€ HT auparavant).
- Il est impossible d’offrir un album en plus du billet de concert.

Ce que cela change pour les artistes, labels et producteurs
- Fin des ventes dites « forcées » comptabilisées et de leur période d’exclusivité (72h max avant l’évolution des règles)
- Classements et statistiques de ventes plus représentatifs de l’adhésion réelle du public
- Nécessité de: mieux valoriser les produits additionnels repenser les bundles comme une proposition de valeur, et non un levier de contrainte
Pourquoi les taux de conversion deviennent l'enjeu central
Les bundles restent autorisés à la vente, mais leur performance repose désormais sur un seul levier clé : le taux de conversion.
Dans ce nouveau cadre, la performance ne se mesure plus uniquement en volume, mais en qualité de conversion. Pour maximiser ses ventes, il est primordial de penser à
- Un produit phonographique désirable
- Une fiche produit claire, qui valorise l’offre de produit additionnel
- Une expérience D2C marque blanche entièrement personnalisable (ainsi le public a le sentiment d’acheter directement auprès de l’artiste, et non via une plateforme tierce)
- Un parcours d’achat simple et fluide
👉 Le levier n’est plus l’obligation, mais la désirabilité.
Le cas de Billy: la conversion comme indicateur clé
Chez Billy, cette logique est déjà au cœur de notre parcours d’achat, ce qui permet qui permet à nos clients de remplir de nombreux objectifs.
En 2025 :
- 25 % de taux de conversion
- soit 1 produit (merch ou phonographique) vendu tous les 4 billets
Un modèle qui permet :
- d’augmenter le panier moyen,
- de respecter les règles SNEP,
- de proposer une monétisation saine et durable
- de refléter l’univers d’un artiste
- de proposer un parcours d’achat fluide aux consommateurs
Autrement dit : la valeur ne se force plus, elle se convainc.
Conclusion
Les nouvelles règles du SNEP encouragent une approche plus transparente, respectueuse du public et durable économiquement. Les bundles deviennent un outil de monétisation sain et durable, alignés avec les nouvelles exigences du marché.
